L'histoire des fortifications côtières sur la côte basque
Publié le 22 Janvier 2026
Les troupes allemandes arrivent sur la côte basque le 27 juin 1940. De là, ils vont fortifier leurs positions en zone occupée entre l'Adour et la frontière espagnole. L'organisation Todt, qui a déjà créé la ligne Siegfried le long de la frontière franco-allemande (1916-1917), est responsable de la supervision de la construction du mur de l'Atlantique et la conception de ses principales fortifications.
Une tâche essentielle de la Kriegsmarine va être de mettre en place des batteries de canons côtiers, dès 1940, de façon à protéger l’accès des ports basques. Le port de Bayonne est important pour l’économie de guerre du III ème Reich, étant le lieu du débarquement du minerai de fer en provenance de Bilbao: pour le seul mois de novembre 1941, une centaine de cargos entrent dans l’Adour et débarquent sur les quais, 40 000 tonnes de minerai de fer.
À partir de 1941, le secteur d'Hendaye - Socoa connaît la construction continue de batteries côtières, de secteurs de défense et de nids de résistance.
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En partant de Socoa vers Hendaye, les batteries côtières sont visibles le long de la route côtière, mettant en évidence les points d'observation et les directions de tir. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château Abbadia est converti en résidence pour les officiers allemands. Les champs et falaises du domaine, avec leurs nombreux bunkers, leurs nids de résistance, champs de mines, refuges et tranchées entourées de fils de fer barbelés, se transforment en terrain militaire. Les visites du maréchal Von Rundstedt en 1943, et du maréchal Rommel en 1944, ont marqué cette période, jusqu'au départ des troupes en août 1944.
Les explosifs abandonnés par la Wehrmacht furent utilisés pour détruire les bunkers, dont les restes sont visibles et témoignent de cette sombre époque, qui fait partie de la mémoire collective du pays. Hitler, dans ses fantasmes délirants, rêvait que le Mur de l'Atlantique durerait mille ans… Au total, cette "forteresse de théâtre", selon les propres mots du maréchal Von Rundstedt, n'aura duré que quatre ans !...
Deux canons sont encore visibles sur l'estran de la Corniche, à marée basse, au pied de la falaise: grandeur et décadence d'une arme qui faisait trembler toute embarcation qui s'aventurait le long de la Corniche, jusqu'à 17 kilomètres !
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